• Facebook
  • Twitter
  • Google +

Ces ├ęternelles gastros, si souffrantes

Ces ├ęternelles gastros, si souffrantes - Michael Lee

J’étais si fatiguée que je n’ai pas entendu mon réveil sonner. Nous étions un vendredi matin. Je ne me suis éveillée que dix minutes avant l’heure à laquelle je pars d’habitude. Évidemment, j’étais si pressée, que je n’ai même pas pris de déjeuner. J’ai le ventre qui a émis des bruits de gargouillements, vers onze heures du matin, et j’étais ennuyée que mes collègues puissent l’entendre. J’ai dévoré, lors du repas suivant, mais peut-être à cause de mon empressement à avaler cette nourriture, je ne me sentis pas bien pendant tout l’après-midi. Le soir venu, je n’ai rien pu avaler. Je n’avais plus faim et j’avais des douleurs intestinales terribles. Ce fut encore pire, le lendemain. C’était la fin de semaine, et j’avais prévu de sortir avec quelques amies. Je dus reporter cette sortie à une autre fin de semaine, car je ne pouvais plus aller avec eux, ma souffrance physique m’empêchait de bouger.

J’ai pris un rendez-vous à la clinique médicale, et on m’a diagnostiqué une gastro-entérite. J’ai dû prendre des médicaments, bien sûr, mais je pus à nouveau me nourrir correctement, c’était cela le plus important. Tout doucement, j’ai repris mes habitudes, comme de boire du café pendant presque toute la journée. Au bout de deux jours de ce régime, j’ai recommencé à avoir mal au ventre. J’avais été trop optimiste quant à mon rétablissement. J’ai recommencé à apporter de l’attention à mon régime alimentaire. Le riz, les pommes crues et la viande blanche composèrent les menus de mes repas pendant une semaine entière. Comme j’ai perdu du poids, j’ai pu remettre mes jeans les plus étroits, dans lesquels je ne rentrais plus depuis deux ans. J’avais, au moins, cette satisfaction.

En rentrant d’une visite à un cuisiniste Rive-Sud, j’ai mis de côté certains vêtements. Au contraire de ceux que je n’avais pas portés, car je ne pouvais plus en fermer les boutons, ceux-là étaient devenus si larges, que même mes ceintures ne pouvaient plus me garantir qu’ils tiendraient autour de ma taille. Le problème, avec les vêtements trop grands, c’est qu’ils plissent, dès que leur coupe n’est plus adaptée à ma taille. Je ne sais pas ce qui est le pire, avoir des pantalons un peu trop serrés, ou des blouses trop grandes. Dans le premier cas, le vêtement est trop près du corps, ce qui est inconfortable, mais tout à fait mettable, ce qui ne l’est pas dans le second.

 

The author:

author