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Et finalement…

Et finalement… - Michael Lee

Il m’arrive souvent d’aller à la grande bibliothèque de Montréal, pour aller fouiller, afin de trouver quelques bons livres. Malgré le fait que le Web nous offre la possibilité de le faire sans se déplacer, je fais encore partie de ceux qui ont besoin de toucher pour voir, et donc, d’avoir besoin de livres pour lire, et non de tablettes. Mon attachement envers le format livre fait peut-être un peu vieux jeu. Cependant, c’est la seule façon pour moi de trouver encore quelques nouveautés à lire. Sur les sites Web comme Amazon, nous ne lisons réellement que les gros titres, et parfois, qu’une seule page, d’un seul chapitre. Pas de quoi réellement donner une idée du style, et du sujet à lire. Il y a en plus, le fait que j’ai l’impression d’être plus proche de l’écrivain ou du rédacteur, en lisant un bon livre.

Ce qu’il y a de bien dans cette bibliothèque, c’est que d’étage en étage, on peut trouver un sujet à lire. J’ai toujours été littéraire. C’est ce qui me force de temps en temps, à aller chercher dans d’autres domaines qui me sont totalement étrangers. L’informatique, par exemple. Il y avait des centaines de livres qui me paraissaient tous incompréhensibles, tous autant, les uns que les autres. Il n’empêche, j’aimais bien en feuilleter quelques-uns, pour essayer de capter une quelconque compréhension sur un sujet que je n’arriverai jamais à comprendre.

J’en prenais trois au hasard. L’un parlait de scripts. Autant dire que le chinois aurait été plus simple pour moi. Le second, était beaucoup plus agréable, en ce qui me concerne. Il s’agissait de trucages photos grâce à un logiciel d’infographie. Le troisième, parlait de marketing web. C’était déjà un peu plus dans mes cordes, parce que les phrases étaient un peu plus compréhensibles. Au bout de deux heures, je finissais par comprendre, plus ou moins, de quelle façon, on s’y prenait sur les sites Internet, à nous ramener directement vers eux. C’était un peu, si je devais écrire sur le sujet, parler de rabatteurs à l’ancienne. Il y avait quelque part, une sorte de robot à qui il fallait donner quelques indications pour que celui-ci rabatte les internautes vers des sites qui auraient fait l’effort de donner les bonnes indications à ce dernier. Finalement, le monde n’avait pas changé. C’était toujours les mêmes formules gagnantes qui faisaient avancer les choses. Je ressentais au fond de moi, une quasi-satisfaction d’avoir compris quelque chose sur un sujet qui m’était totalement étranger deux heures plus tôt. Pourvu que cela continue.

 

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