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Offrir un gîte, c'est juste normal !

Offrir un gîte, c'est juste normal ! - Michael Lee

Alors que je me dirigeais vers un restaurant, pour y retrouver mes amis Sylvia et Vincent, une pluie torrentielle se déversa sur moi, et sur tous les passants qui, comme moi, inconscients des intempéries, n’avaient pas pris de parapluie. J’ai couru pour atteindre la porte de l’entrée du restaurant et, lorsque je l’ai poussée, je me suis engouffré dans l’établissement en poussant un soupir de satisfaction. La chaleur et la musique douce m’apaisèrent. Cette ambiance tranquille contrastait avec la violence de l’eau qui se déversait du ciel. Cela ne dura que peu de temps, mais les trottoirs comme la rue étaient ruisselants de pluie bien après la puissante averse qui s’était brusquement abattue. J’avais un peu d’avance, et je me mis à la table en solitaire. En attendant que le couple arrive, j’ai commandé un verre de vin blanc.

Le sauvignon avait un goût fruité, un arôme de miel s’y ajoutait, et ces saveurs m’ont ouvert l’appétit. Je consultais Internet sur mon téléphone cellulaire, car je recherchais un support pour construction de patio, quand mes amis se sont assis. Je ne les avais pas vus arriver, tant j’étais pris par ma lecture. Ils avaient eu la chance de participer à un projet professionnel qui mettait en commun leurs compétences. Depuis plusieurs mois, ils travaillaient pour la même entreprise, et au contraire de ce qu’ils avaient tous deux craint, leurs liens s’étaient resserrés. Mariés depuis trois ans, ils avaient une maison qu’ils s’apprêtaient à vendre pour avoir une demeure d’une taille plus importante. Ils n’avaient mis que deux semaines, seulement, à trouver un nouveau propriétaire pour leur bien immobilier, alors qu’ils n’avaient pas encore d’autre domicile.

Je leur ai proposé de venir dans ma maison, où une chambre pouvait les accueillir en attendant qu’ils trouvent une nouvelle habitation. Ils ne s’attendaient pas à cette proposition et ils l’acceptèrent. Je suis logé dans une vaste bâtisse, et ils pouvaient rester pendant plusieurs mois tout en gardant leur rythme de vie. Le lendemain, ils vinrent poser leurs valises dans la chambre, pourvue d’une salle de bains privative. J’ai tout de suite donné des clés de la maison à mes deux hôtes pour qu’ils se sentent comme chez eux. Comme nous avons assez d’espace pour ne pas nous croiser pendant toute la semaine, nous cohabitons surtout la fin de semaine. Nous jouons aux cartes pendant des heures, ou bien, nous cuisinons, nous allons nous promener… C’est sûr qu’ils me manqueront lorsqu’ils partiront.
 

 

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