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Pour l'anniversaire d'Anthony

Pour l'anniversaire d'Anthony - Michael Lee

Pour que tout soit plus simple pour l’anniversaire de mon fils de huit ans, nous avions décidé, avec ma femme, d’emmener les enfants invités dans le fond de notre jardin pour une chasse au trésor, de manger le goûter dehors, et de leur proposer des jeux en extérieur comme le trampoline, la piscine ou encore le volley, des jeux que nous avions commandés, car nous avions vu une publicite internet. Ma femme avait confectionné des fanions dans des tissus bariolés qu’elle avait accrochés aux branches des arbres. La table était très colorée avec des saladiers remplis de bonbons aux multiples nuances acidulées, de jus de fruit fraîchement pressés, et de raisin, de pêches et de pommes. Les petits biscuits que ma femme avait cuits pendant toute la journée, avaient parfumé, de leur arôme de cannelle, la maison toute entière. J’avais gonflé des ballons, puis dessiné dessus des étoiles, des nuages, des oiseaux, avec le texte inscrit en lettre majuscules : « Joyeux Anniversaire Anthony ».

Quand tous les enfants furent arrivés, j’ai lancé la chasse au trésor. Ils savaient tous lire, et je m’étais creusé la tête pour trouver des énigmes de leur âge. J’avais inventé une histoire de pirate qui avait perdu son trésor, et qui avait besoin de leur aide pour le récupérer. Le parcours sillonnait tout le fond du jardin avec des bouts de papiers suspendus aux branches, cachés dans des boîtes, ou dans le creux d’un arbre. Garçons et filles cherchèrent dans la joie le coffre, et ils furent tous très heureux d’y trouver une pochette avec le nom de chacun d’inscrit dessus. Des bonbons, des jouets et des ballons à gonfler étaient ajoutés à des petits bracelets pour les filles, et des voitures à friction très performantes, pour les garçons.

Après avoir fini cette activité, ma femme invita les participants à venir manger. Tony souffla ses huit bougies, et nous avons lancé des cotillons et des rubans de papiers. Des mirlitons amusèrent les enfants. Au milieu de tout ce tintamarre, certains se lancèrent dans des courses effrénées pour parvenir au fond du jardin plus rapidement que leurs amis. Ma femme avait fait circuler une rumeur : le coffre avait un double-fond, il n’était pas complètement vide. Les premiers arrivés constatèrent que des pistolets à eau avaient été cachés, là où ma femme l’avait dit. Ils s’empressèrent de les remplir d’eau et de s’asperger mutuellement, dans un grand concert de cris. Ce fut vraiment une journée inoubliable.

 

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